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De l’héritage d’un artisanat à la maîtrise des techniques

Angélique DEMEERSSEMAN – Arcueil
Gout-Saveur-Tradition- Salon-des-Arts-Essonne-Restauration-Angélique-Demeersseman-Angelique     N’avez-vous jamais entendu parler de certaines recettes miracles pour le nettoyage des tableaux, à base de lait, de pomme de terre crue, d’oignon, et autres ingrédients ?

Eh bien, oubliez-les.
Toutes ces substances laisseraient sur l’œuvre des traces indésirables.

      La restauration est aussi ancienne que la création artistique, c’est au 17 ème siècle que cette technique fait réellement son apparition dans la rénovation des peintures sur bois ou sur toile. On y retrouve les taches de rentoileur, restaurateur et ébéniste. Le premier entoile ou transpose, le second nettoie et retouche la peinture. L’ébéniste « parquette » quand il s’agit de peinture sur bois.
C’est à partir de cette époque que cette profession devient une affaire de spécialistes

     Au 19 ème une éthique s’installe en particulier dans la recherche du respect de l’original, dans l’emploi des matériaux, la pérennité et le devenir des œuvres. Un siècle plus tard. L’analyse scientifique apporte outre l’expertise d’une œuvre une précieuse aide au diagnostic et à la restauration. Cette dimension scientifique de la profession de restaurateur va faire évoluer le niveau de connaissances en restructurant la formation des restaurateurs qui jusqu’alors était  transmise dans les ateliers, le plus souvent de père en fils !

     En 1974,  une section spécifique à la formation des restaurateurs est instaurée à l’Université de Paris: conservation restauration des œuvres d’art et archéologiques.  Cette période des années 80 est marquée des disparités de la profession du restaurateur, d’un coté des pratiques d’une restauration dite de pointe et de l’autre coté celle de l’héritage d’un artisanat.

     La conservation-restauration d’un tableau ou d’une œuvre polychrome fait appel à des connaissances théoriques et à la maîtrise de techniques précises. C’est un acte raisonné qui ne laisse aucune part à l’improvisation. L’habileté manuelle alliée à la sensibilité artistique des artisans d’autrefois sont complétés aujourd’hui par des connaissances approfondies dans des matières très diversifiées et par la maîtrise de techniques et d’outils spécifiques

     Pour garantir un résultat qui respecte l’authenticité des objets restaurés, il faut employer les mêmes matériaux, les mêmes outils et les mêmes techniques qu’au moment de leur fabrication… Angélique Demeersseman met tout son savoir faire afin d’améliorer la lisibilité de l’oeuvre tout en respectant scrupuleusement son intégrité physique. Restauratrice d’œuvre d’art spécialisée dans la peinture de chevalets, la peinture murale et les objets d’art polychromes, elle a suivi des études supérieures en Arts plastiques et en Histoire de l’Art, passant par une formation professionnelle à l’ Atelier du Temps Passé.

     Une restauration digne de ce nom passe par différentes étapes, que sont : le constat de l’état de l’œuvre, la préparation à la restauration, le refixage de la couche picturale, le rentoilage, le dépoussiérage, le dégraissage, l’allègement des vernis, le masticage, la retouche qui doit permettre de se rapprocher à l’état original de l’œuvre en restant la plus discrète possible.

Produit-terroir-etrechy-ile-de-francele site : l’atelier des Anges