La saison des barbecues

 Salon-Saveur-Gourmandises-race a viande 1     Sur l’étale des boucher, pas évident de si retrouver ! Alors, pour que le consommateur puisse repérer facilement les viandes issues des races spécialement élevées pour leur chair, les professionnels français ont créé un cahier des charges avec la signature « Race à Viande« , constituant ainsi une spécificité au sein de la communauté Européenne.

     Les « Race à Viande« , généralement élevées dans des exploitations familiales, naissent et grandissent à la ferme. Signataires de la Charte des bonnes pratiques d’élevage, les éleveurs s’engagent dans une démarche qui porte notamment sur la traçabilité, la santé animale, l’alimentation des troupeaux, le bien-être de l’animal et la protection de l’environnement. De plus elle permet le développement d’une activité économique dans des zones non cultivables ou peu fertiles, préservant ainsi les prairies naturelles qui jouent un rôle environnemental et économique fondamental dans ces régions.

     En régie biologique, une vache élevée au grand air et mangeant de l’herbe fraîche donne une viande maigre. Alors qu’en production conventionnelle, bien que leur système digestif ne soit pas conçu pour ce type d’alimentation, elles mangent plus de maïs et de soya que de foin et n’ont pas souvent accès à l’air pur et aux marguerites.

     Après avoir passé environ huit mois au pâturage avec leur mère et avoir été sevrés. Ces « Race à Viande« , alternent leur régime alimentaire entre pâturage exclusif, au printemps, en été et en automne, avec des phases d’alimentation en bâtiment, l’hiver, quand l’herbe ne pousse plus, reposant sur du foin ou autre fourrage conservé.

     Bien connues des amateurs dans les rayons des bouchers ces « Race à Viande »  se déclinent par leur tendreté, leur finesse et leur saveur.

les traditionnelles : Blonde d’AqSalon-Saveur-Gourmandises-race a viande 2uitaine, Charolaise, Limousine,  Rouge des Prés
les rustiques : Aubrac, Gasconne, Salers
les régionales : AOC Taureau De Camargue,  La Bazadaise, La Blanc Bleue,  La Parthenaise

Ou déguster les fruits d’été !

La Vallée du Rhône est la région par excellence, pour déguster des fruits d’été !
     Tout au long de cette vallée, le climat est tempéré, un cadre idéal pour les cerises, les abricots, les pêches qui mûrissent lentement au grès du soleil. Dès la belle saison, les vergers s’habillent de blanc ou de rose, un délice pour les yeux !  

             Puis vient le temps des cerises  … la gourmandise des rois
     La légende raconte que durant leur migration, les oiseaux laissaient tomber des noyaux tout le long de leur envolée et c'est ainsi que les cerisiers se seraient retrouvés en Europe et en France.
     On dit également qu’après sa bataille contre Mithridate, le Général romain Lucullus aurait rapporté dans ses bagages la "perle rouge". Mais des textes plus anciens démontrent que le fruit rouge était déjà connu en Grèce, en Italie et en Gaule bien avant cette date. En France, dès le Moyen Âge, la cerise entre dans les menus, crue ou cuite dans le vin, elle est servie comme dessert. Depuis elle a fait son chemin, notamment au 17ème siècle avec " les vergers des princes de Montmorency ".
     Louis XV en raffolait, c’est à lui que l’on doit l’optimisation de la culture du cerisier moderne. Quand à Napoléon, il a donné son nom à cette variété qu’il aimait tant.
     On doit à Léonard Burlat, arboriculteur originaire du Rhône, la création d’une variété de beau calibre et de très bonne qualité gustative à la chair savoureuse, juteuse et sucrée . Mobilisé en 1915 à Lyon, il remarque dans le quartier de Gerland un cerisier de belle taille. Il y prélève alors des greffons et les greffe sur un merisier de sa propriété. Une nouvelle variété venait de naître, qui constitue aujourd’hui la moitié de nos vergers.

     On enchaîne avec les abricots qui annoncent l’été. Avec sa chair orangée, le Bergeron s’impose comme la variété traditionnelle et spécifique de la Vallée du Rhône.
     L’abricot nous vient du nord-est de la Chine. Il aurait été domestiqué il y a 4 000 ans par une peuplade chinoise. Plus tard, les légionnaires romains l’ont introduit en Grèce et en Italie. Il n’est arrivé en France qu’au 15em siècle et sa culture ne s’y est établie véritablement qu’au 18em siècle. À cette même époque, les missionnaires espagnols l’ont implanté dans le sud de la Californie, où il a été rapidement adopté.
     Ce fruit particulièrement savoureux est généralement cueilli à la main. A déguster comme de la confiture, les vrais amateurs savent que l’abricot doit fondre dans la bouche !
     Et pour ceux qui ont la chance de voyager vers le Sud en empruntant la mythique Nationale 7 ou sa parallèle ardéchoise entre Andance et la Voulte, rien ne vaut un arrêt chez les petits producteurs qui jalonnent ces bords de route, ils sont très facilement reconnaissables avec leurs panneaux qui annoncent les variétés disponibles, de quoi mettre l’eau à la bouche !

Rien de comparable avec ce que vous trouverez sur les linéaires de la grande distribution.

 

Saveurs de Saison

     C’est la saison des fruits et légumes, mais pas n’importe lesquelles. 

L’été une cerise est une cerise, me direz-vous. Et toutes les fraises ont le même goût, et bien non !

     Il y a de « grosses » cerises qui croquent sous la dent et de « petites » fraises qui fondent dans la bouche. A ne pas confondre avec ce que l’on peut trouver sur les étales d’un certain type de distribution qui regorgent de marchandise « traités pour résister au trajet et pas toujours acheminés dans les meilleures conditions« .
Gout saveur tradition fruits de saison1Des fruits et légumes certainement beaux à la vue et de couleurs chatoyantes, mais qui manquent considérablement de goût.
 

     Pour plus de saveurs, les fruits et légumes doivent être cueillis à maturité, consommés rapidement. Cela demande du temps, de l’abnégation, de la pertinence et de la volonté de la part de celui qui les cultive. Pour éviter des heures de transport, il faut qu’ils soient cueillis pas trop loin de chez nous et seulement … à maturité.

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   A vous de faire le bon choix du rythme naturel des saisons, en faisant confiance aux petits producteurs et à ceux qui sont présents sur les marchés dit de proximité

               Alors, un détour s’impose tous les samedis matin à Auvers St Georges

Retour aux sources, retour vers la qualité !

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     En cinquante ans, la consommation alimentaire des Français a subi de nombreux bouleversements. L’INSE constate qu’elle a régulièrement augmenté en volume mais que sa part dans le budget a diminué. En 1960, l’alimentation représentait 35 % des dépenses des ménages, elle ne représente plus aujourd’hui que 20 % du budget.

     Bien manger, prendre le temps de s’attabler autour d’un repas fait maison est un luxe que les Français s’offrent de moins en moins. Aujourd’hui, tout doit aller très vite : « on mange n’importe où, sur un banc ou à son bureau. Pourtant, le gain de temps promis par les plats préparés est minime et ces produits coûtent plus cher, bien plus cher que si on les préparait soi-même »

 

     Pour autant la situation n’est pas désespérée, le retour vers la qualité est une réalité.
« L’arrivée d’un enfant dans le ménage change la donne. Les familles se remettent à cuisiner davantage, privilégiant une alimentation meilleure pour la santé » Gout-saveur-tradition-essonneretour-aux-sources-B

    

     Près de 8 français sur 10 avouent chercher à connaître l’origine d’un produit alimentaire avant de l’acheter et 38% recherchent des informations avant d’acheter. Cette même étude montre que de plus en plus de concitoyens recherchent l’origine ainsi que la proximité géographique.

    

   Les critères qui rassurent le consommateur sont :

     – La vente directe du producteur au consommateur (23%)

     – Les labels et appellations officiels (16%)

     – La fabrication locale (9%)

     Ils sont également convaincus que cette manière de consommer répond à leur envie de « vrai » (81%).

     Gout-saveur-tradition-essonneretour-aux-sources-CEn effet, les français éprouvent un besoin de retour à la nature et aux choses essentielles. Ils pensent également qu’il est « primordial » de transmettre aux enfants des connaissances sur le monde agricole et les modes de production. Si les français ne boudent pas pour autant les grandes surfaces, ils sont de plus en plus nombreux à fréquenter également des circuits de proximité

Oeufs extra-frais pour manger à la coque !

     JSalon-Saveur-Gourmandises-Cerny- Essonne- P'tites cocottes à la coquee me souviens des bons moments passés à la ferme autour de la table de mes grands-parents, ce que je préférais c’était les œufs. Tous les œufs : mollets, durs, au plat, en omelette ou préparés en matefaim pour le 4 heures !
Rien de meilleur que celui qu’il fallait écaler en le tenant tout chaud dans le creux de la main … et celui de l’œuf «coque» directement ramassé dans le poulailler.

Le manger était tout un cérémonial. Préparer quelques mouillettes de pain beurrées, les plonger dans le jaune tiède et dense où croquait le gros sel, puis racler le blanc avec une petite cuillère … surtout, prendre garde de ne pas casser la coquille ! more « Oeufs extra-frais pour manger à la coque ! »