ITTEVILLE – Grand rendez-vous des métiers d’art et de la bonne chére.

La deuxième édition du salon des Arts et des Saveurs de printemps vient de baisser le rideau.  Tout au long de ce deuxième week end de mars, ce sont plusieurs milliers de personnes qui ont fait le déplacement pour déguster et découvrir les productions de la cinquantaine d'exposants présents.
D'année en année, les arts et des saveurs de printemps  s'affirme comme le grand rendez-vous des métiers d’art et de la bonne chére.
Ces trois jours ont été une belle opportunité pour les visiteurs de découvrir le savoir-faire, les valeurs et les traditions de l’artisanat français. Un plaisir pour les papilles et pour les yeux.
Egalement un salon qui sait se montrer généreux. L'association Gout Saveur et Tradition a ainsi remis un chèque à l’association Tom' Espoir lors de la soirée inaugurale.

Un événement qui fait du bien pour égayer le quotidien !

Le grand succès des circuits courts

     Autrefois en campagne, on allait à la ferme pour s’approvisionner en lait, fromages, œufs et légumes, plus tard dans les villages, des petits commerces ont  ouvert : épiciers, bouchers, charcutiers, poissonniers… des commerçants a qui l’on disait bonjour en rentrant dans leur boutique, à qui l’on faisait confiance, qui nous suggéraient des conseils de cuisson, et qui avaient toujours un petit mot gentil ou un geste commercial.

     Depuis près d’une cinquantaine d’années, la donne a changé. Le développement de la grande distribution n’a désormais qu’un seul crédo : des prix toujours plus bas, mais bien souvent faisant fi des critères de qualité. Ces mastodontes devenus incontournables pour s’approvisionner où les étales croulent sous les produits, ont obligé les petits commerces de proximité à "baisser le rideau", mais tous ces produits proposés, sont-ils encore authentiques et incontestables !
     Aujourd’hui, comme un défit lancer à cette distribution à outrance, les circuits courts reviennent en force avec une agriculture raisonnée et plus de traçabilité. De nouvelles offres se dégagent et grappillent des parts de marché aux "hypers" : livraison de paniers campagnards, boutiques de producteurs, ventes à la ferme et "Drive fermier" à prix abordables.

     Ces nouveaux "entrepreneurs", proposent des produits de qualité, cultivés et élevés sur place en respectant l’environnement et le consommateur. Ces éleveurs et agriculteurs devenus commerçants, se sont adaptés afin de répondre à la demande croissante du bien vivre et du bien manger.
    
L’image du rustre sur son tracteur, est devenue une image d’Epinal... ces producteurs en circuit court s’inscrivent désormais dans des programmes dont ils sont acteurs à part entière.
     La vente "directe" leur permet désormais de mieux vivre du fruit de leur travail. Menant trois métiers de front : production, transformation et vente, ils pratiquent des prix raisonnables à la hauteur des efforts consentis, demandant simplement aux consommateurs de payer la nourriture à son juste prix. 

     En organisant deux salons annuels, en mars à ITTEVILLE et en octobre à CERNY, l’association Goût Saveur et Tradition a pour seule ambition de préserver savoir faire et authenticité, en favorisant la proximité et les relations entre le producteur et le consommateur.

ou les trouver en Essonne 

Face Book Drive Fermier 91

 

 

A la Chandeleur, crêpe ou galette ?

Tout commence par le blé et la farine. Les premières préparations de farine grossière broyées entre deux pierres auraient débuté il y a 75 000 ans. Les historiens établissent l’origine de la crêpe à 7000 avant Jésus Christ.
A cette époque, il s’agit d’une galette épaisse, réalisée  à l’aide d’une pâte à base d’eau et diverses céréales écrasées. Une pierre plate réchauffée permet alors la cuisson. Au 13ème siècle, faisant suite à la culture du sarrasin rapporté des croisades, la crêpe débarque en Bretagne. Beaucoup plus tard, grâce à l'arrivée de la farine blanche de froment, elle sera transformée pour donner la crêpe que l'on connait aujourd’hui.

Encore faut-il faire la différence entre Basse-Bretagne et Haute-Bretagne !

En pays Gallo ou Haute-Bretagne, la galette de sarrasin, préparée à base d'eau, de lait, de farine de blé noir et de sel dont la plus populaire est la «complète» agrémentée de jambon, d’un œuf et d’un peu de fromage. La crêpe de sarrasin Basse-bretonne est visuellement plus fine. Sur le billig, entre la galette et la crêpe c'est l'épaisseur et la surface sans trous qui fait la différence.
Pour apporter de l’eau à notre moulin.
Gourin, capitale de la crêpe… accueille tous les ans la Fête de la crêpe en Basse-Bretagne. Il faut préciser qu’en pays Brezhoneg, le terme «galette» désigne un biscuit au beurre

La Chandeleur est fêtée le 2 février, 40 jours après Noël. A l’origine, cette fête chrétienne célèbre la présentation de Jésus au Temple. Par la suite la Chandeleur deviendra une fête romaine païenne : la fête des chandelles, pendant laquelle on allumait des cierges à minuit en l’honneur des morts.

Autrefois, les paysans faisaient sauter la première crêpe en tenant dans la main gauche une pièce d’or. Cette pièce était enroulée dans la crêpe et placée en haut de l’armoire de la chambre du maître, pendant un an. L’année suivante, on récupérait les débris de la crêpe et on donnait la pièce d’or au premier pauvre rencontré

Dans les monts du Forez

Dans le Forez en hiver, on tuait le cochon

      Depuis l'Antiquité, on choisissait un temps de froid et de neige pour "tuer le cochon". Une coutume populaire qui permettait de nourrir toute la famille pendant de longs mois. Dans la haute auvergne cette tradition avait également un côté festif, l'occasion de se retrouver entre amis.

      Au début du siècle dernier, dans de nombreuses villes l’abattage fut interdit sur la voie publique et plus particulièrement dans les communes possédant un abattoir public. Jusqu'à ce qu’un article du code rural autorise de "tuer le cochon" pour la consommation familiale

      A Cheyrac, dans les Monts du Forez, je me souviens des jours ou mon grand-père et mon oncle aménageaient la cour tôt le matin, le banc, le crochet, les bassines d’eau chaude, les couteaux et les affiloirs disposés à proximité. Tout était enfin prêt, la journée de la tuaille du cochon pouvait commencer.

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