Retour aux sources, retour vers la qualité !

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     En cinquante ans, la consommation alimentaire des Français a subi de nombreux bouleversements. L’INSE constate qu’elle a régulièrement augmenté en volume mais que sa part dans le budget a diminué. En 1960, l’alimentation représentait 35 % des dépenses des ménages, elle ne représente plus aujourd’hui que 20 % du budget.

     Bien manger, prendre le temps de s’attabler autour d’un repas fait maison est un luxe que les Français s’offrent de moins en moins. Aujourd’hui, tout doit aller très vite : « on mange n’importe où, sur un banc ou à son bureau. Pourtant, le gain de temps promis par les plats préparés est minime et ces produits coûtent plus cher, bien plus cher que si on les préparait soi-même »

 

     Pour autant la situation n’est pas désespérée, le retour vers la qualité est une réalité.
« L’arrivée d’un enfant dans le ménage change la donne. Les familles se remettent à cuisiner davantage, privilégiant une alimentation meilleure pour la santé » Gout-saveur-tradition-essonneretour-aux-sources-B

    

     Près de 8 français sur 10 avouent chercher à connaître l’origine d’un produit alimentaire avant de l’acheter et 38% recherchent des informations avant d’acheter. Cette même étude montre que de plus en plus de concitoyens recherchent l’origine ainsi que la proximité géographique.

    

   Les critères qui rassurent le consommateur sont :

     – La vente directe du producteur au consommateur (23%)

     – Les labels et appellations officiels (16%)

     – La fabrication locale (9%)

     Ils sont également convaincus que cette manière de consommer répond à leur envie de « vrai » (81%).

     Gout-saveur-tradition-essonneretour-aux-sources-CEn effet, les français éprouvent un besoin de retour à la nature et aux choses essentielles. Ils pensent également qu’il est « primordial » de transmettre aux enfants des connaissances sur le monde agricole et les modes de production. Si les français ne boudent pas pour autant les grandes surfaces, ils sont de plus en plus nombreux à fréquenter également des circuits de proximité

Appellations, Labels , Qualité et Authenticité

                 La régularité dans le goût d’un produit dépend de la qualité de sa fabrication. Comment maintenir cette qualité en gardant à chaque fois la puissance du goût sans prendre aucun risque sur l’hygiène ? Salon-Saveur-Gourmandises-Cerny- Essonne-Huile Olive Nyons Maurel 1

    Les appellations et les labels sont là pour garantir ce niveau de qualité et cette authenticité. La France a depuis longtemps cherché à protéger son terroir à travers des lois et appellations d’origine pour éviter toute contrefaçon.

    C’est en 1935 pour défendre les vignerons que le gouvernement a créé les vins d’appellation d’origine contrôlée. D’autres pays européens disposaient également de leurs propres appellations pour mettre en valeur leurs produits régionaux.

 GST-AOP   Sous l’impulsion de la France, l’Union européenne a harmonisé les différentes législations nationales  en proposant un système européen unique d’indications géographiques visant à protéger et valoriser les produits européens.

 Cette réglementation a concerné d’abord le vin (1970), puis les spiritueux (1989), et s’étend à l’ensemble des produits agricoles et denrées alimentaires depuis 1992. S’inspirant de l’AOC, un règlement européen a créé l’Appellation d’Origine Protégée, afin de protéger les appellations géographiques.

    Depuis le 1er mai 2009, l’AOP figure sur tous les produits européens dont la production, GST-IGPla transformation et l’élaboration sont réalisées dans une zone géographique déterminée, un cahier des charges protège le nom du produit dans toute l’Union européenne.

     Afin de clarifier l’offre au consommateur, depuis début 2016, le symbole AOP de l' Union européenne doit figurer sur l'étiquetage des produits concernés.

          L'Indication Géographique Protégée (IGP) établit un lien entre un lieu, une région, parfois un pays, et le produit dans au moins un des stades de sa fabrication. Elle lie la notoriété du produit au territoire, même si le lien est moins fort que dans l’AOP.

Lorsque le produit sort de l’Union européenne, cela devient plus compliqué !

GST-AOC

Le grand succès des circuits courts

     Autrefois en campagne, on allait à la ferme pour s’approvisionner en lait, fromages, œufs et légumes, plus tard dans les villages, des petits commerces ont  ouvert : épiciers, bouchers, charcutiers, poissonniers… des commerçants a qui l’on disait bonjour en rentrant dans leur boutique, à qui l’on faisait confiance, qui nous suggéraient des conseils de cuisson, et qui avaient toujours un petit mot gentil ou un geste commercial.

     Depuis près d’une cinquantaine d’années, la donne a changé. Le développement de la grande distribution n’a désormais qu’un seul crédo : des prix toujours plus bas, mais bien souvent faisant fi des critères de qualité. Ces mastodontes devenus incontournables pour s’approvisionner où les étales croulent sous les produits, ont obligé les petits commerces de proximité à "baisser le rideau", mais tous ces produits proposés, sont-ils encore authentiques et incontestables !
     Aujourd’hui, comme un défit lancer à cette distribution à outrance, les circuits courts reviennent en force avec une agriculture raisonnée et plus de traçabilité. De nouvelles offres se dégagent et grappillent des parts de marché aux "hypers" : livraison de paniers campagnards, boutiques de producteurs, ventes à la ferme et "Drive fermier" à prix abordables.

     Ces nouveaux "entrepreneurs", proposent des produits de qualité, cultivés et élevés sur place en respectant l’environnement et le consommateur. Ces éleveurs et agriculteurs devenus commerçants, se sont adaptés afin de répondre à la demande croissante du bien vivre et du bien manger.
    
L’image du rustre sur son tracteur, est devenue une image d’Epinal... ces producteurs en circuit court s’inscrivent désormais dans des programmes dont ils sont acteurs à part entière.
     La vente "directe" leur permet désormais de mieux vivre du fruit de leur travail. Menant trois métiers de front : production, transformation et vente, ils pratiquent des prix raisonnables à la hauteur des efforts consentis, demandant simplement aux consommateurs de payer la nourriture à son juste prix. 

     En organisant deux salons annuels, en mars à ITTEVILLE et en octobre à CERNY, l’association Goût Saveur et Tradition a pour seule ambition de préserver savoir faire et authenticité, en favorisant la proximité et les relations entre le producteur et le consommateur.

ou les trouver en Essonne 

Face Book Drive Fermier 91

 

 

Histoire du Fromage

Un pays capable de donner au monde 360 fromages ne peut pas mourir

                                                                                          Winston Churchill

     Étroitement mêlé à l'histoire de France et à ses traditions. De Charlemagne au Général de Gaulle le fromage a croisé le chemin des grands personnages de notre pays. S’il y a bien un produit réellement "du terroir", c’est bien le Fromage Étiologiquement,  "mettre en forme"

Gout-saveur-tradition-tradition-Le-fromage1     C’est un produit typiquement régional, fabriqué dans une aire géographique restreinte et selon des méthodes spécifiques. Chaque terroir, donnant cette combinaison subtile et infinie entre la nature du lait, les particularités de la terre et de l’herbe qui y pousse, ainsi que des procédés de fabrication.

      Chaque "Fromage" présente un goût, une forme, une texture typique, le lieu de production y donnant très souvent son nom. Au tout début, faute de pouvoir maîtriser le froid, sa commercialisation se faisait sur les marchés de proximité. Une mine d’or pour nos campagnes ou le fromage dynamisait l’économie rurale. Les nombreux fromages de France permettent à chacun d’entre nous de varier sa consommation en fonction de ses préférences, ses habitudes et de sa région géographique.
Avec 24 kg de fromages consommés par an et par habitant, les Français sont parmi les plus gros consommateurs du monde

 Gout-saveur-tradition-tradition-Le-fromage3    En Normandie, le climat humide et doux assure toute l'année la présence d'herbe et donc de lait.
Dans le Nord, en Lorraine ou en Alsace, il y a peu d'herbages et donc peu de lait en hiver. Les fromages, fabriqués essentiellement dans les monastères, doivent se conserver tout au long de l'hiver. Il s'agit donc de variétés à pâte molle, mais à affinage long et à croûtes lavées.
Dans le Jura ou dans les Alpes, le lait est produit en été, dans les pâturages libérés par la fonte des neiges. Il permet de fabriquer d'énormes fromages à pâte pressée.
En Poitou et en Touraine, l'herbe se fait rare en été : on y élève des chèvres depuis les invasions sarrasines du VIe siècle.
Dans le Massif Central et l'Auvergne, les hivers froids et neigeux nécessitent depuis 2000 ans la fabrication de fromages de grande taille qui se conservent longtemps.Gout-saveur-tradition-tradition-Le-fromage2
Dans les Pyrénées, le lait, surtout de brebis, est disponible en plaine au printemps, puis en été dans les montagnes.

     Notre pays compte plus 3 000 producteurs de fromages qui ont tous un savoir-faire propre avec plus de 1000 spécimens. La France reste quoi qu’il en soit le bienheureux pays du fromage avec ses 46 AOP Fromagéres 


Brebis – Fromage AOC
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Roquefort, depuis 1925 - Ossau-Iraty, depuis 1980 - Brocciu, depuis 1998

Chèvre - Fromage AOC
- Pouligny-Saint-Pierre, depuis 1972 - Selles-sur-Cher, depuis 1975 - Crottin de Chavignol, depuis 1976 - Picodon, depuis 1983 - Sainte-Maure-de-Touraine, depuis 1990 - Chabichou du Poitou, depuis 1990 - Rocamadour, depuis 1996 - Valencay, depuis 1998 - Pélardon, depuis 2000 - Chevrotin, depuis 2002 - Banon, depuis 2003 - Mâconnais, depuis 2006 - Rigotte de Condrieu, depuis 2008 - Charolais, depuis 2010
Vache – Fromage AOC
- St Nectaire, depuis 1955 - Cantal, depuis 1956 - Reblochon, depuis 1958 - Comté, depuis 1958 - Salers, depuis 1961 - Laguiole, depuis 1961 - Beaufort, depuis 1968 - Munster, depuis 1969 - Coeur de Neufchâtel, depuis 1969 - Chaource, depuis 1970 - Fourme d'Ambert, depuis 1972 - Fourme de Montbrison, depuis 1972 - Pont l'Evêque, depuis 1972 - Bleu d'Auvergne, depuis 1975 - Livarot, depuis 1975 - Maroilles, depuis 1976 - Bleu de Gex, depuis 1977 - Brie de Meaux, depuis 1980 - Brie de Melun, depuis 1980 - Mont d Or, depuis 1981 - Camembert de Normandie, depuis 1983 - Abondance, depuis 1990 - Epoisses, depuis 1991 - Langres, depuis 1991 - Bleu des Causses, depuis 1991 - Bleu de Sassenage, depuis 1998 - Morbier, depuis 2000 - Tome des Bauges, depuis 2002