Goût, Saveur et Tradition

La défense des traditions culinaires Françaises est notre ambition

la galette des rois



la tradition de la galette des rois


 Tout juste est-ce la fin de la bûche de Noël, qu’arrive déjà la galette des Rois. Aujourd’hui, tradition bien plus culinaire que religieuse.

    L’histoire de la galette proprement dite remonte à l’Antiquité romaine, pendant les fêtes païennes des Saturnales (dédiées au dieu Saturne) ou les Romains désignaient un esclave comme "roi d’un jour".

Quand au mot "Epiphanie" d’origine grecque, il signifie "apparition".

    L’Epiphanie commémore la visite des 3 rois mages, de sages astrologues - Melchior, Gaspard et Balthazar - venus d’Orient à Bethléem en suivant une étoile plus brillante que les autres. Leur périple aurait duré 12 jours avant de pouvoir se recueillir devant l’enfant Jésus et lui offrir des présents.

    Célébré pendant longtemps le jour de l’Epiphanie le 6 janvier, soit 12 jours après Noël, on tire désormais les rois le 1° dimanche de janvier. Ce n’est qu’en 336 après J.C. que l’église catholique déclara officiellement le jour de Noël le 25 décembre, le faisant ainsi coïncider avec les fêtes païennes liées au solstice d’hiver.

    C’est autour du 13°-14° siècle qu’apparaissent les premières traces de gâteau du partage lors de l’Epiphanie. Au 16° siècle, le gâteau des rois a fait l’objet d’une guerre féroce entre les boulangers et les pâtissiers, chacun voulant le monopole de la vente de ce gâteau.

Le roi François 1° accorda le droit aux pâtissiers. Les boulangers contournèrent leur interdiction de vendre des gâteaux des rois en les substituant par des galettes qu’ils offraient à leurs clients.


La fève nous arrive de lointaines traditions:

- A Babylone, un esclave tirait au sort la royauté, devenant roi d’un jour (il était mis à mort à la fin de son règne)

- Au 11ème siècle certains désignaient leur chef en cachant une pièce dans un morceau de pain. Une pièce d’argent, une pièce d’or ou bien pour les plus pauvres, un haricot blanc.

- Au 14ème siècle, des moines de Besançon choisissaient le maître de chapitre en mettant une pièce d’or dans un morceau de pain à chaque Épiphanie, permettant au clergé de tirer le "Roi des rois".

- À la fin du XVIIIe siècle, des fèves en porcelaine apparurent, représentant l’enfant Jésus. Sous la Révolution, on le remplaça par un bonnet phrygien.

Puis sous Louis XIII, les dames de la cour tiraient la fève pour devenir reine d’un jour et pouvaient demander un vœu au roi. Coutume vite abolie par Louis XIV.


Celui qui tirait la fève se devait d’offrir une tournée à l’assemblée.  


La recette de la galette la plus connue … celle à la frangipane, nous vient de Marie de Médicis, la seconde épouse d’Henri IV. Elle ramena d’Italie la recette d’une crème à la poudre d’amande, élaborée par le cuisinier de son plus proche soupirant, le comte Frangipani.


Généralement, au Nord on mange la galette feuilletée à la frangipane et au Sud, la brioche en forme de couronne.

Dans les différentes régions de France, la galette prend un autre nom

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Le pithiviers dans le Loiret.

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Le gâteau des rois, le pastis ou la brioche ornée de fruits confits dans le Sud de la France.

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La galette comtoise en Franche-Comté.

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La pogne de Romans

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La pompe de Provence.

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La nourolle en Normandie.

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Le tortell en Catalogne



Pour la petite histoire, l’Élysée accueille chaque année une galette sans fève car tirer les rois ne s’accorde pas avec l’idée de la République


 



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