Un pain bien cuit, s’il vous plaît

     Un peu d’histoire :
Gout-saveur- tradition-essonne-pain-bien-cuit-B     Si le pain blanc fait avec de la fleur de farine est aujourd’hui très connu, pain bis de farine entière, pain de seigle et pain noir à base de farine de sarrasin était autrefois courants. Couronnes et miches détrônaient pains longs, flûtes et autres viennois réservés aux citadins. Le pain blanc de froment était considéré comme une friandise réservée aux jours de fête, aux malades et femmes enceintes !
Dans nos campagnes où le pain constituait l’aliment principal, on l’échangeait souvent contre le blé et le fournier, préposé au four, le cuisait à partir de la pâte fournie par les habitants. Avec l’augmentation des boulangeries ces fours ont disparus. Aujourd’hui la baguette se transforme graduellement et les boulangers ne savent plus…  » à quel pain » se vouer. La moitié de leur production est dorénavant constituée de pains bien tristounets, sans couleur, sans saveur et c’est le symbole de notre gastronomie qui perd son identité.

Faut-il considérer le client roi et son goût souverain ?

Gout-saveur- tradition-essonne-pain-bien-cuit-A     Certains boulangers ont fait le choix d’éduquer leur clientèle au pain « bien cuit« . En effet, c’est la qualité qui est pointée du doigt, notamment en raison de sous-cuissons pratiquées massivement pour répondre à une clientèle d’amateurs de pains « pas trop cuits« .

     Pour ce qui nous concerne, en bon épicurien que nous sommes, nous militons pour le pain bien cuit, qui croustille sous la dent et délivre des arômes. Sublimant le fromage, la charcuterie ou pour simplement saucer avec gourmandise tous les plats des bonnes tables.