« Pomme d’or » et « Pomme d’amour »

Gout-saveur-tradition-tradition-la-tomate-1     La tomate est un fruit si on se place du point de vue du botaniste.
C’est un légume en ce qui concerne sa culture !
      Et la on ne parle pas ces tomates qui poussent sous serre en toutes saisons et qui ont succombé aux exigences de la production industrielle unifiant leur forme, leur poids, leur couleur que l’on retrouve rangé au cordeau sur les étales de la grande distribution.      Eviter donc de les manger en hiver, parce que ce n’est pas la saison, parce qu’elles ne peuvent avoir mûri au soleil et qu’elles n’ont n’y goût, n’y saveur.

     La tomate, la vraie, cultivée en jardin ne commence à produire qu’au mois de juillet, les grandes vacances sont donc la meilleure période pour les déguster.

     La tomate est originaire des vallées montagneuses des Andes péruviennes où les Incas la cultivaient bien avant l’arrivée de Christophe Colomb. Elles sont alors de la grosseur d’une cerise. Elle entre en Italie par Naples, sous une forme plus grosse et plus ronde, et prend le nom de Pomodori « Pomme d’or » puis passe en Provence où on la nomme « Pomme d’amour ».

     Elle a des difficultés à s’imposer en cuisine à cause de sa ressemblance avec les fruits de la belladone hautement toxiques. Cultivée pendant près de trois siècles comme plante ornementale et médicinale, il faudra attendre 1778 pour qu’elle soit référencée dans le catalogue Vilmorin à la rubrique des plantes potagère.
C’est dans le bassin méditerranéen que son utilisation culinaire se développe et elle n’atteindra Paris et le nord de la France qu’après la révolution.

     Gout-saveur-tradition-tradition-la-tomate-3Depuis quelques années, on voit réapparaître des variétés anciennes qui garnissent les meilleurs potagers pour le plus grand plaisir de nos papilles.
En été, quoi de plus simple qu’une salade de Cœur de bœuf … on enlève la peau, on les tranche, on les arrose avec un tout petit peu de balsamique, un filet d’huile d’olive, gros sel, poivre, des petits oignons blancs … parsemer de feuilles de basilic.

      Rien d’autre tant elles sont goûteuses, à savourer sans modération !

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– Tomate coeur de boeuf : un gros fruit rouge en forme de coeur qui n’a rien à voir avec celle que l’on nous propose dans le commerce aujourd’hui qui n’est qu’un hybride F1.
Tomate Andine Cornue : un fruit rouge de forme allongée et de taille moyenne. Chair ferme et parfumée.
Tomate Green Zebra : Un fruit de taille moyenne rond de couleur vert/jaune zébré de vert foncé. Une tomate au goût acidulé qui est parfaite en salade.
Tomate Noire de Crimée : Un fruit de belle taille rond et d’un rouge virant au noir.
Tomate Marmande : Un fruit rouge assez gros, aplati et côtelé. On l’utilise beaucoup aussi pour farcir.
Tomate Saint Pierre : Gros fruit rond et rouge, une chair de bonne qualité. Bonne à farcir.
Tomate olivette : Fruits rouges et ovales qui se prêtent bien à la réalisation des sauces.
Tomates cerises : Petits fruits ronds ou en forme de poire voire d’olive et de divers coloris.

Explorer le vignoble de nos régions

Gout-saveur-tradition-VIF     La vigne est présente dans tous les coins et recoins de l’hexagone, alors pendants les vacances il est facile d’explorer le vignobles de nos régions de dégustez les grandes appellations, les grands crus et les vins de tous horizons !

     Le plus difficile étant de dénicher le bon vigneron. Comment le trouver, et ne pas se tromper ?

      Afin de faire face à la puissance économique des grands négociants, la Confédération nationale des caves particulières voie le jour en 1978, mais ce n’est qu’en 2002 qu’elle prend le nom de Vignerons Indépendants de France, dont 90% produisent des AOC, une appellation garant de qualité.

     La marque Vigneron Indépendant repose sur une philosophie, celle de l’authenticité, en particulier en matière d’agriculture biologique, un segment extrêmement porteur du marché viticole actuel … un plus notoire pour le consommateur toujours en quête de produits nobles et forts en traditions.

      Le vigneron qui revendique son appartenance au mouvement à l’aide du logo qui s’affiche sur ses bouteilles – s’implique personnellement à chaque étape de l’élaboration de sa boisson, du travail de la vigne jusqu’à la commercialisation des bouteilles, en passant par la vinification.

Le Vigneron Indépendant de France

     • respecte son terroir, • travaille sa vigne, • récolte son raisin, • vinifie et élève son vin, • élabore son eau de vie, • met en bouteille sa production dans sa cave, • commercialise ses produits, • accueille et prend plaisir à présenter le fruit de son travail.

Ou déguster les fruits d’été !

La Vallée du Rhône est la région par excellence, pour déguster des fruits d’été !
     Tout au long de cette vallée, le climat est tempéré, un cadre idéal pour les cerises, les abricots, les pêches qui mûrissent lentement au grès du soleil. Dès la belle saison, les vergers s’habillent de blanc ou de rose, un délice pour les yeux !  

             Puis vient le temps des cerises  … la gourmandise des rois
     La légende raconte que durant leur migration, les oiseaux laissaient tomber des noyaux tout le long de leur envolée et c'est ainsi que les cerisiers se seraient retrouvés en Europe et en France.
     On dit également qu’après sa bataille contre Mithridate, le Général romain Lucullus aurait rapporté dans ses bagages la "perle rouge". Mais des textes plus anciens démontrent que le fruit rouge était déjà connu en Grèce, en Italie et en Gaule bien avant cette date. En France, dès le Moyen Âge, la cerise entre dans les menus, crue ou cuite dans le vin, elle est servie comme dessert. Depuis elle a fait son chemin, notamment au 17ème siècle avec " les vergers des princes de Montmorency ".
     Louis XV en raffolait, c’est à lui que l’on doit l’optimisation de la culture du cerisier moderne. Quand à Napoléon, il a donné son nom à cette variété qu’il aimait tant.
     On doit à Léonard Burlat, arboriculteur originaire du Rhône, la création d’une variété de beau calibre et de très bonne qualité gustative à la chair savoureuse, juteuse et sucrée . Mobilisé en 1915 à Lyon, il remarque dans le quartier de Gerland un cerisier de belle taille. Il y prélève alors des greffons et les greffe sur un merisier de sa propriété. Une nouvelle variété venait de naître, qui constitue aujourd’hui la moitié de nos vergers.

     On enchaîne avec les abricots qui annoncent l’été. Avec sa chair orangée, le Bergeron s’impose comme la variété traditionnelle et spécifique de la Vallée du Rhône.
     L’abricot nous vient du nord-est de la Chine. Il aurait été domestiqué il y a 4 000 ans par une peuplade chinoise. Plus tard, les légionnaires romains l’ont introduit en Grèce et en Italie. Il n’est arrivé en France qu’au 15em siècle et sa culture ne s’y est établie véritablement qu’au 18em siècle. À cette même époque, les missionnaires espagnols l’ont implanté dans le sud de la Californie, où il a été rapidement adopté.
     Ce fruit particulièrement savoureux est généralement cueilli à la main. A déguster comme de la confiture, les vrais amateurs savent que l’abricot doit fondre dans la bouche !
     Et pour ceux qui ont la chance de voyager vers le Sud en empruntant la mythique Nationale 7 ou sa parallèle ardéchoise entre Andance et la Voulte, rien ne vaut un arrêt chez les petits producteurs qui jalonnent ces bords de route, ils sont très facilement reconnaissables avec leurs panneaux qui annoncent les variétés disponibles, de quoi mettre l’eau à la bouche !

Rien de comparable avec ce que vous trouverez sur les linéaires de la grande distribution.

 

Saveurs de Saison

     C’est la saison des fruits et légumes, mais pas n’importe lesquelles. 

L’été une cerise est une cerise, me direz-vous. Et toutes les fraises ont le même goût, et bien non !

     Il y a de « grosses » cerises qui croquent sous la dent et de « petites » fraises qui fondent dans la bouche. A ne pas confondre avec ce que l’on peut trouver sur les étales d’un certain type de distribution qui regorgent de marchandise « traités pour résister au trajet et pas toujours acheminés dans les meilleures conditions« .
Gout saveur tradition fruits de saison1Des fruits et légumes certainement beaux à la vue et de couleurs chatoyantes, mais qui manquent considérablement de goût.
 

     Pour plus de saveurs, les fruits et légumes doivent être cueillis à maturité, consommés rapidement. Cela demande du temps, de l’abnégation, de la pertinence et de la volonté de la part de celui qui les cultive. Pour éviter des heures de transport, il faut qu’ils soient cueillis pas trop loin de chez nous et seulement … à maturité.

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   A vous de faire le bon choix du rythme naturel des saisons, en faisant confiance aux petits producteurs et à ceux qui sont présents sur les marchés dit de proximité

               Alors, un détour s’impose tous les samedis matin à Auvers St Georges

Retour aux sources, retour vers la qualité !

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     En cinquante ans, la consommation alimentaire des Français a subi de nombreux bouleversements. L’INSE constate qu’elle a régulièrement augmenté en volume mais que sa part dans le budget a diminué. En 1960, l’alimentation représentait 35 % des dépenses des ménages, elle ne représente plus aujourd’hui que 20 % du budget.

     Bien manger, prendre le temps de s’attabler autour d’un repas fait maison est un luxe que les Français s’offrent de moins en moins. Aujourd’hui, tout doit aller très vite : « on mange n’importe où, sur un banc ou à son bureau. Pourtant, le gain de temps promis par les plats préparés est minime et ces produits coûtent plus cher, bien plus cher que si on les préparait soi-même »

 

     Pour autant la situation n’est pas désespérée, le retour vers la qualité est une réalité.
« L’arrivée d’un enfant dans le ménage change la donne. Les familles se remettent à cuisiner davantage, privilégiant une alimentation meilleure pour la santé » Gout-saveur-tradition-essonneretour-aux-sources-B

    

     Près de 8 français sur 10 avouent chercher à connaître l’origine d’un produit alimentaire avant de l’acheter et 38% recherchent des informations avant d’acheter. Cette même étude montre que de plus en plus de concitoyens recherchent l’origine ainsi que la proximité géographique.

    

   Les critères qui rassurent le consommateur sont :

     – La vente directe du producteur au consommateur (23%)

     – Les labels et appellations officiels (16%)

     – La fabrication locale (9%)

     Ils sont également convaincus que cette manière de consommer répond à leur envie de « vrai » (81%).

     Gout-saveur-tradition-essonneretour-aux-sources-CEn effet, les français éprouvent un besoin de retour à la nature et aux choses essentielles. Ils pensent également qu’il est « primordial » de transmettre aux enfants des connaissances sur le monde agricole et les modes de production. Si les français ne boudent pas pour autant les grandes surfaces, ils sont de plus en plus nombreux à fréquenter également des circuits de proximité